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TIMBRE N° 3374 EMISSION : 25 septembre 2000 RETRAIT : 13 avril 2001 TIRAGE : 3 050 000 millions
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Stanke alfred (1904-1975) Alfred Stanke, le franciscain de Bourges, est né à Dantzig le 25 octobre 1904. Son père est polonais, slave et catholique et son nom de Stanke a été germanisé, il se nommait Stanicewski, ce qui fut fait pour entrer à cette époque dans les chemins de fer. Aloïs-Joseph Stanke sera très vite attiré par la religion, et en particulier l'ordre de Saint François d'Assises, les franciscains. Il entre à 16 ans à l'institut des frères Franciscains Hospitaliers de la Sainte Croix. Il est envoyé au Vatican dès l'âge de 20ans et excerce la fonction de ... cuisinier du pape Pie XI ! De retour en Allemagne, il devient alors un infirmier à Cologne, dans un hôpital tenu par les Clarisses, et pour la première fois, il rencontre la soufrance et la mort. Il soulage les malheureux. Après l'entrée des Allemands en France en 1940, Alfred Stanke ayant été mobilisé, est quelque temps à paris avant de rejoindre Bourges. Là il est affecté comme surveillant des détenus à la prison de Bourges dite "du Bordiot" qu’il quittera le 4 avril 1944.Pour les détenus, ce fut une "véritable catastrophe", le Franciscain était muté à Dijon, dans une autre prison. Il se confiera un jour à Tolédano : "... Moi aussi, j'ai fait de la prison. C'était en 1936 à Coblence. Je n'étais pas le seul, ce même jour de mars 36, les S.S. ont réquisitionné les maisons et les biens des religieux, ont arrêté les moines de mon couvent et je me suis retrouvé pendant dix jours en cellules en compagnie d'un souteneur et d'un assassin..... C'est de cette époque que date ma haine du nazisme." Stanke va de plus en plus loin dans le renseignement. Ainsi, il avertira Georges Ruetsch que le projet de libérer des patriotes enfermés est voué à l'échec par la disproportion des forces en présence. Une autre fois, il permet à deux détenus, Arnold et Péru, jetés en prison après le démantèlement d'un réseau de Résistance, de se rencontrer au Bordiot, afin de se mettre d'accord sur les réponses à faire à la Gestapo. Il a mis au point des réseaux internes de communications entre détenus, il les conseille sur leur défense, "j'ai pu ainsi sauver plusieurs personnes du peloton d'exécution". Il achète de la nourriture aux détenus, récupérant l'argent en prenant les tours de garde de nuit de la prison qu'il se fait payer et en "envoyant dans les bordels berruyers", les gardiens. En septembre 1944, il est fait prisonnier par les FFI près de Vesoul. Arrété à la fin de la guerre par les Alliés, et emprisonné aux Etats-Unis, Stanke retrouve la liberté grâce à ses amis français qui le recherchaient. Il rejoint alors son pays at travaille avec conviction à la réconciliation franco-allemande. Alfred Stanke a finit ses jours au couvent Saint-Antoine. Il passait de temps en temps quelques jours dans la congrégation des Franciscains de Selestat, son décès y fut tragique. Dans la nuit du 18 au 19 septembre 1975 un feu se déclara dans sa cellule de la Maison Saint-Antoine. Transporté à l'hôpital des grands brulés "Bon Secours" de Metz, il y mourut le 23 septembre suivant. Respectant sa volonté de reposer aupès de ses amis français et soldats anglais, son corps a été rapatrié au cimetière de Saint Doulchard, près de Bourges. Chaque année, à l'anniversaire de sa mort, les amis du Franciscain de Bourges commémorent le souvenir d'un homme exceptionnel et de ect épisode poignant qui fait partie du patrimoine berruyer. Son rôle humanitaire, sa résistance à la Gestapo furent révélés aux Français par le film que le réalisateur claude Autant-Lara consacra au "Franciscain de Bourges" en 1967 à partir du récit de marc Toledano, l'une des personnes sauvées par le "moine-soldat".
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